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Informations sur le Luxembourg

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Carte d'identité

Devise nationale : Mir wëlle bleiwe wat mir sinn ("luxembourgeois, Nous voulons rester ce que nous sommes")

Langues officielles : Luxembourgeois, Français et Allemand

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Capitale : Luxembourg

Grand-duc : Henri

Premier ministre : Xavier Bettel

Superficie : 2 586 km²

Population : Plus de 500.000 habitants, dont environ un cinquième dans la capitale.

Monnaie : Euro

Fuseau horaire : UTC +1 (été +2)

Domaine internet : .lu

Indicatif téléphonique : +352

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Histoire

Les origines

Les Celtes peuplèrent la région du Luxembourg jusqu'au Ier siècle av. J.-C. Les Romains furent les maîtres pendant les six siècles suivants. À partir du IIIe siècle ap. J.-C., les invasions germaniques commencèrent. Les Romains firent place aux Francs à partir du Ve siècle ap. J.-C.

Le Moyen Âge

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Le Luxembourg fut fondé en 963 quand Sigefroid, comte des Ardennes, acquit les ruines d'un vieux fort romain appelé Castellum Lucilinburhuc qui appartenait aux moines de l'abbaye de Saint-Maximin à Trèves. Ce château, situé sur une excroissance rocheuse appelée le Bock, fut progressivement agrandi et renforcé au cours des années, jusqu'à devenir au XIXe siècle une des plus puissantes forteresses d'Europe. Vu ses défenses formidables et sa situation géographique elle fut appelée la « Gibraltar du Nord ».

En 1139, le comté est inféodé par l'Empereur à Henri de Namur alors que le Henri comte de Grandpré était un plus proche parent de Conrad II le dernier comte de la lignée des d'Ardennes. À la mort de son père (1139), Henri IV devient aussi comte de Namur. En 1153, il hérite également des comtés de Durbuy et de Laroche. Sa fille Ermesinde et son mari Thiébaut de Bar doivent abandonner le comté de Namur. Après la mort de Thiébaut, Ermensinde se remarie en 1214 avec Waléran de Limbourg, qui lui apporte en dot le marquisat d'Arlon. Le fils d'Ermensinde, Henri le Blondel impose sa suzeraineté au comté de Vianden. Le comte Jean l'Aveugle achète en 1337 une première moitié du comté de Chiny. Son fils Venceslas achète la seconde moitié.

Le Luxembourg resta un comté immédiat du Saint Empire romain germanique jusqu'en 1354, quand il fut élevé par l'empereur Charles IV au rang de duché. En 1437 la famille régnante s'éteignit et le château passa brièvement aux mains des Habsbourg, avant d'entrer dans les domaines de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne en 1443. Avec la mort de Marie de Bourgogne en 1482 le Luxembourg retourna aux Habsbourg en la personne de Maximilien, son époux.

Temps modernes

Le Luxembourg devint l'une des Dix-sept Provinces qui appartinrent à Charles Quint et passèrent à la branche espagnole des Habsbourg lorsque ce dernier abdiqua.

Louis XIV annexa le duché en 1684. Ce fait inquiéta les voisins de la France et contribua à la formation de la Ligue d'Augsbourg en 1686. Dans la guerre qui s'ensuivit, la France fut forcée d'abandonner le duché, qui retourna à nouveau aux Habsbourg par le traité de Rijswick en 1697. Pendant la période française, la forteresse fut renforcée par le célèbre ingénieur Vauban. Le pouvoir des Habsbourg fut confirmé en 1715 et le Luxembourg fut intégré dans les Pays-Bas autrichiens.

Époque contemporaine

Après la révolution française, la France reconquit le Luxembourg et en fit un département (département des Forêts) de la République en 1795.

À la défaite de Napoléon en 1815 le Luxembourg fut élevé au rang d'État indépendant. Il devint un grand-duché membre de la Confédération germanique. Guillaume Ier, roi des Pays-Bas, en devint le grand-duc, afin de compenser la perte de ses domaines familiaux en Allemagne. Ce statut d'État indépendant ne fut cependant pas respecté par le roi Guillaume. Celui-ci l'intégra à son royaume des Pays-Bas et l'administra comme n'importe laquelle de ses provinces. La Loi fondamentale y fut appliquée comme partout ailleurs. Cependant, le Luxembourg avait le statut de citadelle fédérale et une garnison de la Confédération germanique en assurait la défense. Cette garnison était en fait essentiellement prussienne.

Lorsqu'en 1830 les provinces du Sud se révoltèrent contre le roi Guillaume, les Luxembourgeois prirent une part active aux événements. Une fois l'indépendance proclamée, l'ensemble du grand-duché fut donc incorporé dans le jeune royaume de Belgique. Cependant, la forteresse de Luxembourg restait aux mains des troupes prussiennes qui la défendaient. Par ailleurs, les Puissances étaient résolues à priver la Belgique de ce point stratégique en cas d'attaque française. Ainsi les protocoles de Londres (20 janvier 1831) stipulaient que la Belgique devait rendre le Luxembourg au roi des Pays-Bas. Le Traité des XVIII articles (26 juin 1831), plus favorable à la Belgique, permettait un rachat de la province, mais après la campagne des Dix-Jours, il fut remplacé par le Traité des XXIV articles (15 novembre 1831), qui excluait le rachat, mais accordait à la Belgique le Luxembourg wallon et le canton d'Arlon (l'actuelle province belge de Luxembourg), ceci sur proposition du roi des Français Louis-Philippe. Par ailleurs, pour compenser cette perte territoriale pour la Confédération germanique, le traité prévoyait l'intégration d'une partie de la province de Limbourg dans ladite confédération, sous le nom de duché de Limbourg. Le traité précise aussi que le Luxembourg, bien que son souverain soit le roi des Pays-Bas, sera un État indépendant. Cependant, Guillaume Ier refusait de ratifier le traité, espérant qu'il pourrait un jour récupérer l'ensemble des provinces du Sud. Tout le Luxembourg (sauf la forteresse de Luxembourg) restait donc sous contrôle belge. En 1838, le roi des Pays-Bas fit savoir à la Conférence de Londres qu'il se ralliait au Traité des XXIV articles. Malgré les tentatives des autorités belges pour obtenir une révision du traité, la Belgique dut alors rendre au roi Guillaume, en 1839, l'essentiel du Luxembourg germanophone. Pour le Luxembourg, la perte de ses terres les plus francophones fit du Luxembourg un état principalement allemand, bien que l'influence culturelle française restât forte.

L'indépendance

En 1839, le pays repassa donc aux mains de Guillaume Ier, qui reconnaît l'indépendance du pays selon les termes du Traité des XXIV articles. La perte des marchés belges causa des difficultés économiques. Voulant y remédier, le grand-duc intégra le grand-duché à l'union douanière allemande (Zollverein) en 1842. Cela n'empêcha pas le Luxembourg de rester un pays agricole sous-développé durant la plus grande partie du siècle. Pour ces raisons un cinquième de la population émigra aux États-Unis entre 1841 et 1891.

À la mort de Guillaume III en 1890, le grand-duché passa à la maison de Nassau-Weilburg en vertu d'un contrat d'héritage passé en 1783 entre les branches Ottoniennes et Walramiennes de la maison de Nassau. Désormais le Luxembourg et les Pays-Bas auront donc des souverains différents.

La crise de 1867 faillit provoquer une guerre entre l'Allemagne et la France au sujet du statut du Luxembourg. La question fut réglée par le second traité de Londres qui garantit l'indépendance perpétuelle et la neutralité de l'État. Les murs de la forteresse furent abattus et la garnison prussienne fut retirée.

Les deux guerres mondiales

Pendant la Première Guerre mondiale, le Luxembourg fut occupé par l'Allemagne jusqu'en 1918 et fut libéré par des troupes françaises et américaines. Deux divisions américaines stationnèrent dans l'État dans les années qui suivirent la guerre. Les négociations de Versailles en 1918 rejetèrent les prétentions belges sur le Luxembourg et confirmèrent l'indépendance du pays. En 1918, le Luxembourg quitte le Zollverein. En 1921, il constitue l'union économique belgo-luxembourgeoise avec la Belgique (UEBL) qui sera détruite par l'occupation allemande.

En mai 1940, les Allemands violent la neutralité luxembourgeoise et occupent le Grand-Duché. La Grande-Duchesse et le gouvernement fuient en France puis en Angleterre. Le régime nazi considère le Luxembourg comme un territoire allemand (comme l'Alsace-Moselle française). Un gauleiter est nommé, l'usage du français est interdit. Mais le pays connait une forte résistance passive. Ainsi en octobre 1941, un recensement racial organisé par les nazis est transformé par la population en un référendum pour leur langue maternelle, le luxembourgeois et leur indépendance. En 1942, comme les Malgré-nous alsaciens ou lorrains, les jeunes Luxembourgeois sont enrôlés de force dans l'armée allemande. Cela provoquera une grève générale, réprimée dans le sang par les occupants nazis. La résistance s'organise à l'intérieur et à l'extérieur du pays (des unités luxembourgeoises combattent aux cotés des Alliés dans la brigade Piron et le fils de la Grande-Duchesse, le futur Grand-Duc Jean Ier de Luxembourg combat dans les troupes parachutistes britanniques en Normandie). Le Luxembourg est libéré en septembre 1944 par les Américains, mais il subit la contre-attaque allemande lors de la bataille des Ardennes en décembre 44 - janvier 45 qui ravage le nord du Grand-Duché.

L'après-guerre et l'intégration européenne

Dès 1944, l'union du Benelux est conclue par les gouvernements de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg. La participation du Luxembourg dans le processus de la construction européenne s'inscrit dans la politique étrangère luxembourgeoise, surtout après l'abandon de la neutralité en 1948. Cette même année, le Luxembourg est membre fondateur du pacte de Bruxelles et de l'OTAN. En 1952 Luxembourg-ville devient le siège —provisoire, dans un premier temps— de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA), et ainsi la première capitale de l'Europe. La CECA sera à la base d'une nouvelle période de croissance, et l'adhésion à la CEE le point de départ d'une expansion économique et d'une hausse de l'immigration. Quant à la concertation internationale pour la sécurité et la paix, le Luxembourg fut un des membres fondateurs de l'ONU en signant la Charte de San Francisco en 1945. A partir des années 60, la naissance d'une grande place financière poursuit le processus d'intégration du pays à l'Union européenne et fera de la ville de Luxembourg une des villes les plus cosmopolites d'Europe. Elle permettra aussi au pays de réagir lors de la crise sidérurgique de 1974-75. Le Luxembourg attire l'attention internationale de par sa place financière, mais c'est grâce à une forte immigration (36%) qu'il est considéré aussi comme un microcosme de l'Europe, et comme un modèle d'ouverture sur l'extérieur. De plus, de par sa petite taille, il a su garder l'image d'un pays serein et "à échelle humaine" par la faible distance qui sépare les habitants de leurs autorités.

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Société

Une société plurielle

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 Depuis les débuts de la révolution industrielle des années 1870, le Luxembourg a observé une forte croissance démographique. En 1900, on dénombrait environ 200 000 habitants, la population s'élève aujourd'hui à plus d'un demi-million d'habitants. En d'autres termes, la population a plus que doublé en l'espace d'un siècle.

La population étrangère résidant au Luxembourg dépasse aujourd'hui les 40% de la population totale. 90% des immigrants sont originaires de pays membres de l'Union Européenne, principalement du Portugal, de l'Italie, et des deux pays voisins que sont le France et l'Allemagne. Plus de 150 nationalités cohabitent au Luxembourg. Depuis plusieurs années, on observe une augmentation rapide du nombre d'immigrants et de demandeurs d'asile en provenance des pays d'Europe de l'Est, et notamment des nouvelles Républiques de l'ex-Yougoslavie (Croatie, Serbie, Monténégro, et Kosovo). Ces immigrants sont généralement jeunes et ont un impact sur le taux de natalité luxembourgeois, représentant près de 50% des naissances actuellement.

 Population étrangère par nationalité et selon le sexe avec indication du nombre d'étrangers nés au Luxembourg

Nationalité luxembourgeoise

La loi du 23 octobre 2008 sur la nationalité luxembourgeoise entrée en vigueur le 1er janvier 2009 a adapté le droit de la nationalité aux changements intervenus dans la société luxembourgeoise au cours des dernières décennies et contribue à consolider l'intégration des étrangers résidant au Luxembourg, notamment celle de nombreux ressortissants d’origine portugaise.

Droit de la nationalité luxembourgeoise

Religion

La majeure partie des luxembourgeois est catholique. Bien que une loi de 1979 interdise la collection de données concernant les pratiques religieuses, on estime à environ 90% la part de baptisés catholiques. Ensuite, les minorités protestantes, anglicanes, juives et musulmanes restent les principales minorités religieuses.

La liberté de religion est guarantie par la constitution.

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Institutions

 L'Etat luxembourgeois est une démocratie représentative,

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sous la forme d'une monarchie constitutionnelle, avec une certaine place réservée au gouvernement direct de la nation. Comme dans de nombreux Etats, la séparation des pouvoirs est souple. De même que dans toute démocratie parlementaire, il existe de nombreux liens entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif; seul le pouvoir judiciaire reste totalement indépendant.

Le pouvoir législatif

 Le pouvoir législatif repose sur l'action conjointe de la Chambre des députés, du Gouvernement et du Conseil d'Etat.

 La Chambre des députés, composée de 60 députés élus pour 5 ans au suffrage universel pur et simple et à la proportionnelle, a pour principale fonction de voter les projets de loi. Ses membres possèdent également un droit d' "initiative parlementaire" qui s'exerce par la présentation de "propositions de loi", mais qui demeure modérément utilisé.

 Le Gouvernement a un droit d'initiative en matière législative appelé "initiative gouvernementale", qui lui permet de présenter des "projets de loi". Après consultation du Conseil d'Etat, les projets de loi sont soumis à la Chambre des députés, au sein de laquelle le gouvernement dispose normalement d'une majorité. Après le vote du parlement, le Grand-Duc exerce ses droits de sanction et de promulgation. La procédure législative est close par la publication du texte de loi dans le recueil de législation appelé "Mémorial", acte par lequel le texte acquiert force obligatoire.

 Le Conseil d'Etat est composé de 21 conseillers, formellement nommés et démissionnés par le Grand-Duc, suivant les propositions faites alternativement par le Gouvernement, la Chambre des Députés et le Conseil d'Etat. Le Conseil d'Etat est obligatoirement appelé à émettre son avis sur l'ensemble de la législation, c'est-à-dire sur tous les projets et propositions de loi présentés à la Chambre, ce préalablement au vote des députés. Son rôle est celui de persuader et non d'imposer. C'est sous cet aspect que son rôle est d'ordre consultatif.

Le pouvoir exécutif

 Le Grand-Duc est le Chef de l'Etat. Son statut d'inviolabilité signifie qu'il ne peut être accusé ni poursuivi. L'irresponsabilité politique du Grand-Duc est complète et implique la responsabilité des ministres. En effet, toute mesure prise par le Grand-Duc dans l'exercice de ses pouvoirs politiques doit être contresignée par un membre du gouvernement, qui en assume l'entière responsabilité. En outre, tout acte qui acquiert la signature du Grand-Duc doit au préalable avoir été soumis à la délibération du gouvernement.

 Formellement, la Constitution accorde au Grand-Duc le droit d'organiser librement son gouvernement, c'est-à-dire d'en nommer les membres, de créer les ministères et d'attribuer les départements ministériels. Selon le texte constitutionnel, le pouvoir exécutif est donc seul compétent pour pouvoir à sa propre organisation, sans ingérence du pouvoir législatif.

 Dans la pratique, le Grand-Duc choisit sur base des résultats des élections l'informateur et/ou le formateur du gouvernement, qui devient en général Premier ministre. Le formateur présente au Grand-Duc l'équipe des membres du gouvernement. Il s'agit en général de personnalités marquantes, faisant partie des groupes politiques représentés à la Chambre des députés. Le Grand-Duc procède alors à la nomination et à l'assermentation des membres du gouvernement. Le Gouvernement nommé présente son programme politique devant la Chambre des Députés qui, par un vote positif, lui exprime sa confiance. Le Gouvernement dispose ainsi d'une majorité au Parlement sur laquelle il peut s'appuyer.

 En vertu de la Constitution, le Grand-Duc a le droit de révoquer à tout moment un membre du gouvernement, mais, en pratique, la démission d'un ministre ou du gouvernement entier est présentée par le Premier ministre.

Le pouvoir judiciaire

 Les Cours et Tribunaux sont chargés par la Constitution d'exercer le pouvoir judiciaire. Ils sont indépendants dans l'exercice de leurs fonctions. Il y a au Luxembourg deux ordres de juridictions: celles relevant de l'ordre judiciaire et celles relevant de l'ordre administratif, auxquelles s'ajoute la Cour constitutionnelle.

Les partis politiques

  • PCS / CSV, Parti Chrétien Social
  • POSL/LSAP, Parti Socialiste Ouvrier Luxembourgeois
  • PD/DP, Parti Démocratique (Libéral)
  • ADR
  • DÉI GRÉNG, Parti Vert
  • DÉI LÉNK - La Gauche
  • KPL - Parti communiste luxembourgeois
  • PIRATENPARTEI – Parti pirate
  • PARTEI FIR INTEGRAL DEMOKRATIE – Parti pour la démocratie intégrale

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Education

Conformément à la Constitution luxembourgeoise, l'État organise et réglemente l'enseignement. Au Grand-Duché, la durée de la scolarité obligatoire est fixée à onze ans, dont deux années d'éducation préscolaire, six années d'études primaires et trois années d'études secondaires.

 L'enseignement public est gratuit, les frais étant couverts par le budget de l'État. La grande majorité des écoles et des lycées luxembourgeois sont d'ailleurs publics. Il existe quelques établissements privés, qui sont cependant tenus de suivre les mêmes matières que celles enseignées dans les écoles publiques. L'enseignement se fait en luxembourgeois, en allemand et en français.

Éducation précoce

 L'éducation précoce, qui est facultative, est destinée aux enfants âgés de trois ans. C'est dans l'interaction avec l'autre que l'enfant peut y développer ses capacités langagières, communicatives et sociales, physiques et motrices, affectives et cognitives. L'enseignement précoce met l'accent sur une approche ludique de la langue, adaptée à l'âge et aux besoins de chaque enfant.

 Pour les enfants immigrés, l'une des priorités y est la familiarisation avec la langue et la culture luxembourgeoises. Un tel contact avec le luxembourgeois facilite l'apprentissage de la langue allemande. Ceci est primordial dans le système scolaire luxembourgeois puisque l'alphabétisation des enfants s'y fait en allemand.

Éducation préscolaire

 L'éducation préscolaire (le jardin d'enfants ou, en luxembourgeois, d'Spillschoul) est obligatoire pour les enfants qui ont atteint l'âge de quatre ans révolus avant le premier septembre.

 Dans l'enseignement préscolaire, le climat d'accueil se rapproche plus du climat familial et l'enseignement théorique et par disciplines en est absent.

Enseignement primaire

 Tout enfant âgé de six ans révolus avant le 1er septembre doit suivre l'enseignement primaire. C'est la loi scolaire du 10 août 1912 qui a introduit l'obligation scolaire pour tout enfant qui a cet âge-là, et ce pendant neuf années consécutives.

 L'enseignement primaire comporte six années d'études. Cet enseignement comprend:

  • les langues allemande, française et luxembourgeoise;
  • les mathématiques;
  • la géographie;
  • l'histoire;
  • l'éveil aux sciences;
  • les sciences naturelles;
  • les technologies de l'information;
  • l'éducation artistique et musicale;
  • l'éducation physique;
  • l'instruction morale ou religieuse.

Enseignement secondaire

L'enseignement secondaire offre différents choix aux élèves.

Enseignement classique

 L'enseignement secondaire général est un enseignement classique qui prépare à des études supérieures. Il comporte sept années séparées en deux niveaux. La division inférieure comporte les classes de 7e, 6e et 5e. À part les cours de langues, le programme de base est le même pour les deux régimes.

 La division supérieure comporte:

  • une classe polyvalente (4e);
  • un cycle de spécialisation (classes de 3e, 2e et 1re).

 Dans la classe polyvalente, l'élève consolide son savoir. Les sept sections du cycle de spécialisation sont:

section A: langues vivantes;

section B: mathématiques et informatique;

section C: sciences naturelles et mathématiques;

section D: sciences économiques et mathématiques;

section E: arts plastiques;

section F: sciences musicales (avec fréquentation concomitante d'un conservatoire ou d'une école de musique);

section G: sciences humaines et sociales.

Enseignement technique

 L'enseignement secondaire technique est divisé en trois cycles: inférieur, moyen et supérieur. Les trois premières années sont regroupées dans le cycle inférieur. Après la classe de 9e, l'élève a rempli son obligation scolaire et peut, dans tous les cas, apprendre un métier. En général, l'élève sera néanmoins promu, sur décision d'un conseil de classe, à une classe de 10e. C'est alors qu'il entre dans le cycle moyen. Il doit aboutir à l'obtention d'un certificat homologué, le Certificat d'aptitude technique et professionnelle (CATP). Les élèves qui se montrent capables d'assimiler les matières plus théoriques et abstraites peuvent accéder au cycle supérieur. Ce dernier comporte trois régimes différents:

  •  le régime professionnel, qui correspond à la voie traditionnelle de la formation professionnelle dans le secteur du choix de l'élève;
  • le régime moyen de formation du technicien, qui a pour but de former une main-d'½uvre hautement qualifiée qui peut participer à la conception de projets techniques et assumer le rôle de chef de section dans les entreprises;
  • le régime technique, qui vise à former des cadres administratifs et techniques à responsabilité élevée - le diplôme final permettant de poursuivre des études supérieures et universitaires.

Enseignement universitaire

L'Université du Luxembourg, fondée en 2003, est une université multilingue, internationale et centrée sur la recherche qui accueille6 200 étudiants et un personnel venant du monde entier. Le semestre obligatoire à l'étranger pendant le programme de Bachelor témoigne de l’importance que l’Université accorde à la mobilité. Des accords d’échange sont conclus avec à peu près 60 universités dans 20 pays du monde entier. Les axes de recherche prioritaires de l’Université du Luxembourg sont ​​la finance internationale, la sécurité des TIC, la biomédecine des systèmes, le droit européen et le droit des affaires, ainsi que les sciences de l'éducation. Des équipes internationales de chercheurs et près de 550 doctorants travaillent dans les trois facultés ainsi qu’à l’«  Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust  » (SnT) et au «  Luxembourg Centre for Systems Biomedicine  » (LCSB) de l’Université.